La rupture de Rabat : l’accomplissement d’un projet professionnel et la réparation académique

L’année 2011 marque une inflexion importante dans mon parcours avec la découverte du champ de la formation des enseignants, notamment dans le domaine de l’éducation physique et du sport scolaire. Cette expérience a révélé en moi un réel plaisir à transmettre, à accompagner et à analyser les pratiques professionnelles. Elle a renforcé mon désir d’accéder à l’inspection, ambition concrétisée en 2016.

Mon installation à Rabat pour suivre la formation d’inspecteur a constitué une rupture majeure, tant sur le plan personnel que professionnel. L’éloignement familial et le recul imposé par cette nouvelle posture m’ont offert un espace de réflexion critique sur mon parcours. C’est dans ce contexte qu’a émergé un sentiment persistant d’inachevé académique, vécu comme une dette intellectuelle à combler.

Engagé dans une véritable démarche de « réparation académique », j’ai repassé le baccalauréat en lettres en 2020, en pleine période de la pandémie de la Covid-19, avant d’obtenir une licence en études françaises en 2023. Cette reprise des études n’était pas une simple formalité, mais une volonté assumée de transformer l’expérience de terrain en savoir théorique, et de donner une assise universitaire à une pratique professionnelle déjà riche. L’inspection m’a ainsi permis d’accéder à une lecture plus distanciée, plus globale et plus analytique de l’acte d’enseigner.

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