La rupture réflexive : croiser les mondes pour penser autrement l’éducation

L’accès au master constitue aujourd’hui une nouvelle étape décisive dans mon parcours. Il m’ouvre des horizons intellectuels élargis et m’offre les outils conceptuels nécessaires pour penser l’enseignement-apprentissage dans toute sa complexité : pédagogique, didactique, sociale et humaine. Il m’arrive parfois de questionner les détours de mon cheminement. Pourtant, avec le recul, ces détours prennent la forme d’une cohérence singulière, presque d’une destinée.

Ce qui a longtemps constitué un frein — les stéréotypes sociaux associés à la figure du moallim — s’est progressivement transformé en levier de réflexion critique. Le croisement constant entre engagement associatif, pratique sportive et expérience éducative s’est révélé être une richesse majeure. Il m’a permis de considérer l’élève dans sa globalité, au-delà des seules performances scolaires, en intégrant ses dimensions humaines, sociales et culturelles.

C’est cette pluralité d’expériences, héritée autant de la rigueur du monde agricole que de la complexité du terrain éducatif, qui fonde aujourd’hui ma vision humaniste de l’éducation. Une vision où l’acte d’enseigner ne se réduit pas à la transmission de savoirs, mais s’inscrit dans une compréhension profonde des trajectoires, des contextes et des potentialités de chaque apprenant.

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